Le blog de Papa Lion

un blog de papa pour les jours de pluie

Le blog de Papa Lion - un blog de papa pour les jours de pluie

Quel métier le dimanche soir ? – Blog de Papa Lion

danseuse-papalion1Comme le dimanche précède le lundi et que ça finirait bien par se vérifier semaine après semaine d’après les trente-sept années d’observations que j’ai consacrées au sujet au point d’en conclure que c’est la fatalité (on souffle à mon oreille que la fatalité n’existe pas), le dimanche, je ne suis pas dans mon assiette bien que mon nez soit dans ma soupe et mon esprit ailleurs : à hier. A y être je mens à mes enfants, leur vantant les vertus du travail et le vice du lundi. L’école les enfants, pour apprendre un métier. J’ai la tête de l’infirmier quand il dit que c’est juste une petite prise de sang et que ça ne fait même pas mal.

On dit que l’école c’est pour apprendre un métier comme on dit que le type du Nord est sympa, froid en apparence mais qu’une fois qu’il t’a adopté ben il t’a vraiment adopté. Que les fous (se) taisent !

Je saisis le pot à eau et l’occasion d’entretenir le culte de la pèresonnalité : regardez, les enfants, Papa exerce un métier utile et passionnant en saignant. Silence et déférence, déglutitions. Si je fais ce métier c’est parce que j’ai bien travaillé à l’école. Silence et déférence, déglutitions. Ce que je mens mal. Bébé Lionceau reprendrait bien un morceau d’emmental pour voir si j’ai la même tête à travers les petits trous.

J’insiste. Les enfants, il faudra penser à l’avenir, à l’avenir. Le débat s’anime et Grand Frère Lion est doublement embêté : pour Kevin et Rayan, les cas (d’école), parce qu’avec les notes qu’ils ramènent ils n’auront jamais de métier ; et pour lui-même parce qu’avec les notes qu’il nous ramène, il finira maître d’école.

Un ange passe, c’est Bébé Lionceau qui revient pour le dessert, bon, passons. Enfin non d’ailleurs tiens, puisqu’elle réapparaît pour la crème chocolatée, qu’elle taille avec nous la danette : et toi mon amour d’amour d’amour tu veux faire quoi plus tard ?

La princesse à fossettes n’est pas dupe, princesse à fossettes, ce n’est pas un métier. Quelle maturité ! Alors pourquoi pas danseuse.

J’ai envie de la prendre dans mes bras alors je la prends dans mes bras, je l’embrasse, danseuse, quel beau métier et d’ailleurs même pas besoin de bonnes notes, bravo l’amour, danseuse, c’est bien, quand ton instit de père aura mal à la tête et passera ses vacances chez lui, toi, t’auras peut-être mal aux pieds mais tu verras du pays.

Eh, las. Ma joie confine à l’effet mer. Quand elle monte, elle finit toujours par redescendre.

Parce qu’en fait non, finalement, pas danseuse.

Bébé Lionceau, maintenant qu’elle y pense, elle se verrait plutôt grenouille.

Je chante faux mais, là, je déchante juste. Je prie ma toute petite fille de s’essuyer l’assiette et de mettre ses moustaches dans le lave-vaisselle. Au lit, demain c’est lundi. Y’a école.

Le mercredi à la bibliothèque – Blog de Papa Lion

je suis désabusé - papa lionCet après-midi nous allons à la bibioquette et rien que pour ça c’est fête, on cortège à trois sur les boulevards et les petits bonshommes passent au vert en nous voyant arriver. Des jeunes débattent encore devant la bibioquette : les journalistes ne l’avaient-ils pas un peu cherché ? Je passe mon chemin, « y’a plus d’jeunesse tiens ça m’déprime ». Nous empruntons la navette spatiale pour Mercure, ou l’étage de l’espace jeunesse, nous changeons de planète tous les mercredis, un jour j’ai proposé Pluton, Grand Frère Lion s’est foutu de moi : ce n’est pas une planète. Ah bon. Nous voilà dans l’espace jeunesse. Il y a surtout des mamans, il fait chaud, ça sent pas mal la chaussette. Nous rencontrons C, une copine de Bébé Lionceau. Les retrouvailles sont émouvantes, elles ne se sont plus vues depuis ce matin alors elle se font coucou de la main et s’échangent un sourire un peu niais pour qui n’est ni la grand-mère de l’une ni le papa de l’autre, un sourire chamallow tendre pour la grand-mère de l’autre et le papa dans la lune. Quand y’en a pour deux y’en a pour toi, dis-je à C. pour faire rire sa grand-mère qui me regarde un peu bizarrement du coup et me voilà à lire des histoires infantilisantes (je ne veux pas qu’ils grandissent) à trois enfants pour la gratuité de deux. Quand c’en est terminé de l’étude de mœurs (« Pénélope fait un gâteau »), j’ai cinq enfants autour de moi – les grands-mères abusent. Je renvoie les incrustes à leurs aïeuls ; adieu. Nous empruntons quelques livres que Bébé Lionceau et Grand Frère Lion ne liront peut-être pas et là, Grand Frère Lion scotche, c’est encore écrit Je suis Charlie. C’est vrai ça, c’est écrit partout : au mur, sur les présentoirs, au guichet. C’est encore pour les journalistes demande-t-il ? Il n’est pas agacé, moi un peu. Je lui explique que oui et non, que c’est pour le symbole, c’étaient des journalistes et ils sont morts alors à travers l’hommage qu’on leur rend, on soutient surtout la liberté d’expression et que c’est le ciment de notre République, je crois bien que mon petit bonhomme de sept ans comprend, merde, il est bien ce petit, il est sensible, il est intelligent, ciment et République ça coince un peu mais en tout cas il a tout compris aux événements, il serait même venu marcher dimanche si ça avait été un sitting. Et puis il me demande si je l’aime bien, moi, ce journal. Quoi, Charlie Hebdo ? Ben oui ! Je lui dis que non, que c’est un torchon gratté par des vieux anars aux cheveux sales et qui font des blagues de prouts en buvant de la bière, que d’ailleurs plus personne ne lisait Charlie Hebdo jusqu’à la semaine dernière mais que c’était quand-même le symbole un peu licencieux de la liberté d’expression et qu’ils se moquaient de la religion et qu’en France c’est important d’avoir le droit de se moquer la religion, parce qu’on est dans un pays libre et d’ailleurs laïque, il est bien mon fils parce qu’il est de mon avis, même si licencieux et laïque je vois bien que ça bloque un peu aussi, ses yeux disent qu’il préfère J’aime Lire à Charlie Hebdo et pourvu qu’on vienne pas massacrer les auteurs de J’aime Lire. Heureusement que ses yeux parlent, ils me coupent la parole : j’étais sur le point de lui dire ce que je pense de l’union nationale.

Nous rentrons. Le buraliste qui devait en avoir un peu marre de répéter la même chose à longueur de journée à posé un écriteau sur sa vitrine : « Plus de Charlie Hebdo, rupture de stock. » Grand Frère Lion me fait observer que je vois, j’avais tort : y’a plein de gens qui lisent Charlie Hebdo.

Je réajuste son écharpe, je sers bien fort sa main, je prie Bébé Lionceau d’accélérer un peu le pas, on pèle. Mais Papa, c’est l’été qu’on pèle. Nous chantons une chanson de Renaud, nous faisons la course rue machin et gare aux crottes de chien. Il n’y a pas à dire : les enfants et les bibioquettes sont parmi les dernières valeurs sûres.

La minute de silence – Blog de Papa Lion

je suis charlie

C’est mon fils. Un genre de flegme fait passer au même plan une minute de silence et une heure de cantine. Mais alors, elle vous a dit quoi la maîtresse ? Ben qu’ils avaient tué des journalistes. Et alors, vous avez mangé quoi à la cantine? Ben des haricots verts.

Ma fille a trois ans et je ne pensais pas qu’on lui ferait observer la minute de silence. Pas tellement pour la difficulté que peut représenter ce genre de pédagogie auprès d’enfants de cet âge ; non, simplement parce qu’il n’est pas évident de faire taire une minute entière trente enfants de trois ans. M’est avis que la minute n’a pas duré soixante secondes. Nous étions satisfaits toutefois que Bébé Lionceau ait brandi son crayon et comme il est lapalissadement plus facile de faire parler les bavards, c’est auprès d’elle que nous avons su.

« Chérie, tu l’as faite la minute de silence à l’école ?

- Oui, et on a fait la statue. (pédagogie du recueillement)

- Et elle vous a expliqué la maîtresse pourquoi il fallait rester silencieux pendant ce petit moment ?

- Oui, parce que sinon on était punis. (pragmatisme du recueillement)

-Mais elle vous a parlé de ce qui s’était passé à Paris ?

-Oui, y’a des méchants qui ont tué des gens et si on les retrouve ils iront au coin pour toujours. »

Je ne sais pas si c’est lié mais elle n’a rien mangé à la cantine, Bébé Lionceau.

Foutue semaine à remiser au clou son sapin, sa playlist et ses résolutions. Et il a fallu sensibiliser en classe, parler et parler : une fusillade, les enfants, dans la vraie vie, ce ne sont pas des couillons miniatures qui se cachent derrière les pylônes du préau et qui clament et qui clamsent tacatac t’es mort (quand ça a sonné et qu’ils devraient être en rang c’est moi que ça tue). Je ne suis pas tout à fait rassuré quand je les vois se tirer dessus pour de faux après qu’on a parlé des attentats. Les petites personnes comprennent-elles vraiment les grandes ?

Pour être parfaitement heureux il faut s’en remettre à la religion ou aux enfants. C’est ce que je me dis souvent. La religion me fait la tête et les enfants me fatiguent.

Je repense à ce qu’on s’est beaucoup dit à la fin de l’année : « pourvu que l’année prochaine… » Bon.

« On verra ».

Pédiatrie, télévision, légumes – Blog de Papa Lion

telechatAlors là vraiment bravo aux deux papas blogueurs qui ont accepté de passer à la télévision ce soir. Le reportage qui vous a été consacré au j’y étais de France 2 m’a fait chaud au cœur, et je ne dis pas ça uniquement parce que Pujadas s’était fait remplacer par sa secrétaire qui est quand même bien meilleure speakrine que lui. Je vous ai trouvés beaux et flegmatiques, vous occupant de vos enfants devant la caméra quand, bon, c’est quand même aux femmes de jouer l’intendance dans un foyer. Alors pousser la poussette jusqu’à l’école des ainés zélés, passe encore, j’aurais pu le faire. Enfin non je n’aurais pas pu, les nôtres sont tous les deux à l’école mais j’aurais trouvé un stratagème pour faire le papa au top même sans poussette, genre les mains dans les poches, dégaine Rivaldi et crachat gras devant la porte de la maternelle (on habite le quartier qu’on habite). J’aurais pu aussi faire le papa qui fait faire les devoirs, parce que je fais faire les devoirs et ça va, ça se passe pas mal, merci. J’aurais pu donner le change et même des serviettes propres à l’heure du bain. Je ne me serais pas couché au moment de les coucher.

Mais les repas les gars ! Les repas ! Bravo ! Vous étiez au taquet.

J’ai été moi aussi contacté par la journaliste de France 2, charmante au demeurant et au téléphone aussi, une future speakrine c’est sûr. C’était juste avant les vacances, elle proposait de venir filmer mon quotidien de père au foyer, un jeudi. J’ai botté en touche : je ne suis pas père au foyer, je travaille à temps partiel et c’est surtout dans le but de ne pas travailler à temps plein. Même s’il est vrai que je m’occupe pas mal de mes enfants les deux jours où je néglige mes élèves (les jours où je ne suis pas à l’école, ndlr). Bon, ça ne la dérangeait pas : les papas qui ont aménagé leur temps de travail pour les enfants, ça l’intéressait autant que des PAF. J’ai voulu botter vers l’autre touche : j’habite à 700 kilomètres de Paris, y’a eu des inondations pas possible en décembre, le quartier n’est pas sûr. Ca ne la dérangeait pas davantage, de la famille à voir dans le Midi tout ça. Y’avait plus de touche pour botter et décidément mon quotidien la bottait, la journaliste, j’avais une touche. Comme je ne suis pas du tout influençable, j’ai dit d’accord et comme je ne suis pas non plus soumis j’ai précisé que j’en parlerais tout de même à ma femme.

J’en ai parlé à Maman Lionne. Elle m’a parlé des repas. J’en ai reparlé à la journaliste. Je lui ai dit que le jeudi, j’avais piano. Elle m’a dit tant pis. J’ai surtout eu peur qu’on me recontacte pour le programme Super Nanny.

Hier nous étions à table. Enfin, les enfants étaient à table car nous avons décidé de ne plus manger avec eux. Mais il faut bien les surveiller. Alors pour avoir la paix nous ne sommes plus à table avec eux, mais à côté. Debout, pour l’autorité que ça représente. On n’est pas en paix du tout et puis on est debout le ventre désespérément vide, quand ils sont assis, l’assiette inexorablement pleine.

Nos enfants sont gentils, faciles, ils sont cools. Mais à table, ils schizophrénisent.

Alors hier nous étions debouts, coupette à la main pour fêter la nouvelle année et surtout pour oublier nos enfants qui étaient assis juste devant nous. Bébé Lionceau avait une couronne sur la tête, parce qu’elle a eu la fève et aussi parce que c’est la chérie de son papou, de là à crier haro sur l’enfant roi. Pour une couronne ! Elle avait aussi deux doudous à proximité d’elle sur la table, qu’est-ce que c’est deux doudous ? Nous avons été fermes, sévères, le cadre, ah ce vieux cadre : deux doudous, pas plus. Elle a choisi les plus gros, ils sont à table avec elle. Mais nous tenons à ce qu’elle ne fasse pas sa petite princesse, la reine. Qu’elle ne se prenne pas pour la préférée. Du coup nous avons aussi autorisé son frère à manger avec son bus. Celui avec les portes en soufflet, comme à Paname. Mais ils n’ont pas le droit de toucher leurs joujous. Enfin, tant qu’ils n’ont pas fini leur assiette. Enfin, sans compter les légumes. Enfin, ils ont un peu le droit.

Hier soir il n’y avait pas de légumes. C’est pas bien. Ben non, mais c’est pas bon. La vérité sort de la bouche des enfants ? Ben voilà, c’est ce qu’ils ont dit. Il n’y avait pas de légumes et pourtant, pour une raison que j’ignore, Bébé Lionceau dont la couronne dépassait à peine derrière les deux gros doudous est descendue de table, l’air décidée. Comme elle était déjà debout, je lui ai dit que j’étais d’accord pour qu’elle descende de table, histoire de lui montrer qu’elle était sous contrôle. Je crois qu’elle n’a pas entendu, elle était déjà dans le couloir. Je lui ai dit que non hein, deux doudous, c’était bien assez. Elle a ri (l’humour ! c’est important l’humour chez un petit d’homme). Ce n’était pas un doudou, c’était une poupée !

Je lui ai dit qu’elle n’aurait pas de dessert si elle ramenait sa poupée. Et puis je me suis souvenu d’un pédiatre, enfin non, un pédiââââtre qui nous avait dit de ne jamais priver un enfant de dessert. Du coup, j’ai levé la punition. Elle avait déjà la tête dans le frigo : deux yaourts pour la miss !

Je me rappelle un autre pédiatre qui nous avait recommandé de ne pas brusquer les enfants à table : le goût s’éveille à force de proposer des aliments variés, chaque jour. Les enfants refusent dans les premiers temps puis ils finissent par goûter et manger cinq fruits et légumes par jour. Chez nous, c’est la mode des légumes oubliés.

Alors le JT, c’était le bêtisier assuré.

L’orthophoniste – Blog de Papa Lion

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On attend chez l’orthophoniste comme tous les mercredis puisque Grand Frère Lion dit z’ai qu’une saussette quand la deuxième est pourtant sous son nez. C’est une dame entre deux âges mais plus proche quand même du deuxième, une grosse dame souriante et pleine de papiers sur son bureau. Elle appelle chaque mercredi mon fils Raphaël qui n’est pourtant pas son prénom. Elle l’attend le jeudi alors qu’il y a école, le jeudi. Parfois, elle oublie complètement d’être là quand nous avons rendez-vous, je l’appelle et elle présente des excuses éculées. Une vraie professionnelle.

Dans son cabinet, je crois que Grand Frère Lion fait un peu tchou tchou avec la bouche et qu’il lit beaucoup de Bibliothèque rose. Quand il dit saussette, la dame lui dit chaussette, alors il dit chaussette. Ca dure une petite heure. De retour à la maison, Grand Frère Lion redit en général saussette.

Et moi du coup z’attends dans la salle ad hoc et attenante. J’ai pour me distraire des évaluations à corriger, des Maisons à décoration et des Tchoupi. Je me contente en général de rêvasser.

Mercredi dernier je ne suis pas seul : un défaut d’organisation aura conduit la grosse orthophoniste à recevoir ensemble Grand Frère Lion et un autre enfant dont la maman attend avec moi, du coup. Cette dernière est accompagnée de son autre enfant, je devine derrière de grandes mèches un petit garçon, en tout il ressemble beaucoup à sa mère, tous les deux très souriants. C’est bien d’être souriant, mais eux sont très, très souriants. Trop souriants.

L’enfant transgenre doit avoir 3 ans et véhicule une lourde odeur de crotte. J’essaie de croiser le regard de sa mère mais l’odeur semble n’indisposer que moi. Je prendrais bien le parti de partir, hélas mon fils n’a pas fini de faire tchou tchou. Je prends celui de respirer avec la bouche.

Pour occuper le temps et conjurer la malédiction du sourire qui pèse sans doute sur sa famille depuis des générations, la maman se met en tête d’instruire son enfant. C’est d’abord une leçon de numération : « combien ça fait 3 plus 5 ? ». Ambitieux pour un enfant de cet âge. Nous nous plaignons souvent, nous les enseignants, que les parents ne stimulent pas les apprentissages de leurs enfants une fois la classe finie. L’addition dès 3 ans, c’est fort. L’enfant baragouine un truc, « gneu gneu », peut-être se plaint-il d’en avoir plein le derrière, ce qui est le cas à vue de nez. La mère s’énerve : « bon, combien ça fait 3 plus 5 ? ». Il baragouine encore. « Ca fait 35, je te l’ai déjà dit ! » La mère n’est pas satisfaite, son petit cacatoès ne connaît pas ses dizaines. Je continue dans mon très for intérieur de penser que 3 et 5 font 8.

Malheureuse avec les chiffres, la mère digne tente sa chance ou plutôt celle de son enfant avec les lettres – il fera un bac littéraire. « C’est quoi cette lettre ?  – Gneu gneu. – Non, c’est un A ! Et celle-là, c’est quoi ? –  Gneu gneu. – Oui, un E ! »

Cette femme devrait se dispenser de dispenser de l’intelligence mais elle tient à sa revanche – c’est à présent une leçon de couleurs. Les couleurs, à 3 ans, là, facile. La maman tend à son enfant de plus en plus souriant un livre à la couverture jaune. « Il est de quelle couleur ce livre ? » L’enfant cherche, cherche encore, c’est une attente pesante comme une odeur malvenue et bien placée.

Le verdict tombe : « gneu gneu ».

Alors la mère change de méthode. Que 3 + 5 ne fassent pas 35, passe encore, que les consonnes sonnent con, bon, mais là c’est la goutte de je ne veux pas savoir quoi qui fait déborder tout le reste et, d’ailleurs, c’est la fessée. C’est la pédagogie freinée.

En général mais ce n’est que mon avis, les fessées font pschiit. Là, elle fait splash, je vois du soulagement dans les yeux de cet enfant comme on voit midi à sa porte : sa mère va peut-être enfin changer sa couche.

Mais il n’y a pas pire qu’un pédagogue en défaut. La maman ne sourit plus du tout. Nous basculons fatalement dans un tout autre registre.

« Quoi ? T’as ch…? Tu te fous de moi ? Tu fais ch… »

Voilà, ils s’en vont, la mère tire l’enfant épanoui par le bras, il m’adresse un dernier sourire. Et puis l’autre porte du cabinet s’ouvre. Mon fils sort, l’air égal.

Nous rentrons main dans la main. Je lui raconte cette histoire : le petit garçon qui avait fait dans sa couche, sa maman qui lui posait des questions qu’il ne comprenait pas, la fessée.

Comme Grand Frère Lion ne répond pas, je lui demande ce qui le tracasse. Il s’agit des séances d’orthophonie. Il ne veut plus y aller. Passer une heure à faire tchou tchou, ben lui aussi, ça lui fisse le moral dans les saussettes.

Le calendrier de l’Avent – Blog de Papa Lion

Le poète si classe de la classe en face suggère qu’il y ait un Avent et un après, je l’aime beaucoup mais comment aller de l’Avent quand on est malgré soi et à père pétuité porté par le vent de face de la nostalgie ? Dans ce métier, il faut bien trouver une petite musique douce quand les notes sont si mauvaises. Je regarde en face ces regards de l’enfance, je m’enfonce. Ils sont las, là, attendant là qu’on leur serve de la connaissance en échange d’un moindre effort. La fatigue me fait confondre la bêtise et certains enfants. La nuance est ténue : à ses souhaits je m’évertue à trouver des circonstances atténuantes et ne pas les mélanger.

Mes enfants, mes enfants à moi, ceux dans ma maison, je leur lis ça, tous les soirs de l’Avent :

Le gamin avec les cheveux bleus c'est Tilipop. Le gros barbu, en revanche, jamais vu.

Le gamin avec les cheveux bleus c’est Tilipop. Le gros barbu, en revanche, jamais vu.

Ca m’adoucit. C’est une bonne vieille histoire de Noël avec un garçon aux cheveux bleus, ce qui n’est pas courant, et qui porte un prénom bizarre, ce qui tend à le devenir. Il est tout seul abandonné et y’a un type avec un nom bizarre aussi qui le recueille chez lui, c’est un type très seul qui a eu la drôle d’idée d’habiter au dernier étage d’un immeuble très haut et qui contient 25 appartements, vous voyez le genre ? Le genre d’Avent, gaz à tous les étages, j’ai essayé d’expliquer ça à mes élèves aujourd’hui, les immeubles haussmanniens, ils m’ont dit qu’ils s’en foutaient puisqu’ils n’habitent pas à Paris, j’ai trouvé ça bête alors je leur ai fait lire Le Dormeur du val puisqu’on est globalement dans cette époque, ils m’ont dit qu’ils s’en foutaient puisque la guerre est finie, je leur ai dit que c’était l’heure. Ils étaient intéressés. Je ne vois pas le rapport, pardon : l’immeuble de M. Papo c’est encore avent Haussman, l’immeuble tient encore à peine debout, il ne tardera pas à se faire exproprier ce pauvre Papo. Je pense qu’il tiendra jusqu’au 25. S’il se fait virer avant, Tilipop sera à la rue et, ça, Bébé Lionceau ne le supportera pas.

Chaque soir depuis lundi dernier nous lisons l’épisode du jour. Le sujet est entendu, bon, hein, c’est Noël : par la grâce de cet enfant arrivé de nulle part (je n’ai pas dit tombé du ciel, c’est Bayard mais tout de même), Monsieur Papo qui n’est pas habitué aux enfants se voit contraint et contrit à taper à la porte de ses voisins. Lesquels lui apprennent la musique, le tricot, la peinture, le chocolat. C’est Noël.

Y'a pas que moi qui marchande le sommeil : voyez plutôt l'état de cet immeuble.

Y’a pas que moi qui marchande le sommeil : voyez plutôt l’état de cet immeuble.

Alors chaque soir avant l’extinction des feux mon petit amour ouvre les cases du calendrier fourni avec et qui, punaisé dans le couloir à parfaite équidistance de la chambre du grand et de celle de la petite, représente l’immeuble fable de ce monde affable et dont on ouvre les fenêtres et les portes, comme Monsieur Papo, jour après jour. Bébé Lionceau monte pour bien y voir les deux marches de l’escabeau que son grand frère lion lui tient obséquieusement. Les enfants voyagent dans cet immeuble fantastique pourvu de cases à tous les étages. Chaque détail à deux de cette illustration A3 compte : le grand escalier calimaçonnant, l’écharpe interminable de Papi Tricotin. La boîte à lettres bien mystérieuse de la case 12, plus que quatre jours à présent.

Finalement c’est un peu comme Monsieur Papo : ils me font du bien, les enfants dans ma maison.

Test de la Storio Max de VTech – Blog de Papa Lion

T'as pas fini ta demi-heure ?

T’as pas fini ta demi-heure ?

Je suis l’anti-geek. Geek, je sais à peine l’écrire et qu’on ne me demande pas de le prononcer correctement (je crois qu’on prononce « guique »). Je ne suis pas attiré par la technologie, qui pourtant n’est pas ingrate : une simple pression sur un interrupteur n’illumine pas seulement le salon, elle illumine mon visage. L’autre jour, un antenniste est passé à la maison pour qu’on capte enfin la télévision. En 2014, tout de même ! Je voulais qu’il me mette un râteau. Je l’ai eu : il m’a installé la télévision par ADSL (je crois qu’on prononce « a des aisselles »).

Je vais vous présenter la tablette Storio Max du fabricant Vtech, parce que c’est un fabricant français, parce que mes enfants se sont amusés avec plusieurs jeux éducatifs de la maison et aussi parce qu’ils ont accepté ma proposition quand Maserati, l’Office du Tourisme de Tahiti et même Penelope Cruz ont jusqu’à présent systématiquement refusé que je les teste.

Mon test sera beaucoup moins technologique et donc exhaustif que celui de Papa Cube. Pour tous les aspects techniques, je vous invite à lire si ce n’est déjà fait l’article du maître. Je ne vous parlerai pas de connectiques (pauvre chien), de pixels (mais laisse-moi le poivre) ni de résolution (on verra dans un mois) : vu que sous le capot j’y connais que dalle (capacitive > calembour de Papa Cube, je n’ai pas compris) je vais consacrer cet article à la dimension éducative de la tablette.

Papa Cube et les autres, restons en bons termes même si je n’utilise que les mauvais : je ne suis pas un guique, souvenez-vous.

  1. Everything is under control.

A la maison, nous avons un Grand Frère Lion de 7 ans et une Bébé Lionceau de 3 ans et demi. J’ai tout de suite été rassuré de constater que l’accès aux contenus de l’un et de l’autre sont gérés depuis l’interface parentale. Ainsi, Bébé Lionceau n’aura pas accès aux contenus ultra-violents et hyperréalistes auxquels son frère a accès (notamment SamSam Mission Héros cosmique). Nous avons donc personnalisé les interfaces de chacun des deux enfants : Grand Frère Lion a accès à Internet, à des jeux de son âge, à sa musique, ses vidéos, son album photo. Pour Bébé Lionceau, pareil, moins Internet.

Clique sur ta pomme.

Clique sur ta pomme.

  1. Internet

Là-encore, les parents peuvent déterminer les sites auxquels les enfants auront accès via le navigateur de la Storio Max. Pour Grand Frère Lion, fils d’instit oblige, nous avons configuré l’accès uniquement à des sites éducatifs. Il y apprend des trucs fascinants sur les planètes lointaines, les coléoptères, les champignons, les stégosaures. Après il nous parle et on ne le comprend pas.

Cet enfant vient d'une autre planète.

Cet enfant vient d’une autre planète.

  1. La palette « Créativité »

Pour Bébé Lionceau, ça, c’est le panard. C’est une ardoise magique : on y choisit ses motifs, ses couleurs, ses outils, ses effets spéciaux et ça fait des dessins épatants. Son frère trouve ça psychédélique. J’en viens à me demander de quel genre de champignons on peut bien lui parler sur son fameux site. On peut même désactiver la musique de fond, et c’est pas du luxe.

Jouer du stylet avec style.

Jouer du stylet avec style.

  1. Les photos, les vidéos, la musique

L’appareil photo permet de réaliser des clichés de bonne qualité que l’on peut agrémenter d’effets amusants. La tête de Papa avec son bonnet de pirate, quelle poilade ! Tout est rangé dans les albums photos et vidéos de chaque utilisateur, c’est très bien pensé. On peut exporter les photos à l’envi mais rien ne garantit qu’elles seront bien cadrées.

Quant à la musique, il est possible de charger des albums depuis son ordinateur : chaque enfin a sa propre playlist, c’est chouette.

Pas mal, les carreaux dans la cuisine.

Le sourire crispé est en option.

  1. Les applications éducatives

Ah. Bon. Je suis peut-être un peu bégueule : je suis déçu par l’offre en la matière. Sur l’Explor@Park (l’interface de téléchargements payants), il y a toutes sortes de jeux mais peu d’applications véritablement éducatives. L’offre est pourtant pléthorique sur les tablettes pour adultes, paradoxalement.

Ma conclusion très, très personnelle et qui n’engage que moi, c’est que cette tablette est un excellent produit pour les parents qui rechignent à offrir une authentique console de jeux à des enfants en bas âge. C’est notre cas. Les jeux fournis avec la Storio Max ainsi que les jeux à télécharger sur l’Explor@Park ou à clipper à l’aide des cartouches ad hoc sont très plaisants – ils plaisent en tout cas à mes enfants. Les applications multimédia sont vraiment bien conçues. En revanche, je suis un peu réservé quant à la dimension éducative de cet outil : elle ne remplace ni les livres, ni les cahiers, ni…la vie normale. Nous avons limité l’accès à une demi-heure par jour pour chaque enfant.

Oui, nous sommes ringards.

10 choses que vous ne savez pas sur mon nombril

C’est pas moi qui ai commencé, confère le 9.

1. Le grizzli ronfle comme moi.

2. Que David Guetta soit l’artiste français le plus connu dans le monde me plonge dans une profonde torpeur.

3. Je suis hypomnésique.

4. Je n’ai jamais vu Friends, ni Star Wars, ni Dirty Dancing. Harry Potter est peut-être le vainqueur d’un télé-crochet au Royaume-uni. Je survis.

5. J’habite dans le Sud, j’ai longtemps vécu dans le Nord, j’ai passé les plus belles vacances de ma vie dans l’Ouest. J’ai un pote qui habite Gare de l’Est.

6. J’écris des chansons très tristes que jamais personne n’entendra. C’est mieux.

7. Une histoire à dormir debout et vivre assis me fait chérir la station verticale depuis le printemps 1997.

8. Tous les jours, depuis 37 ans, je goûte. Du sucré et du chocolaté, de la gélatine de porc, de l’industrie en petits puzzles. Je ne prévois pas d’arrêter dans l’immédiat.

9. C’est pas parce que je fais comme CécileJuliette M. SabineCrevetteque j’aime faire comme tout le monde. La preuve : neuf est bien assez.

Avoir la foi – Blog de Papa Lion

7 ans

Aujourd’hui nous sommes le 1er décembre, les premiers du mois on apprend de bonnes et de mauvaises nouvelles, aujourd’hui c’est une mauvaise nouvelle alors que nous en réactivions une bonne, nous ne donnerons la parole qu’à la bonne nouvelle, à la vie, à l’enfant, notre fils a sept ans, c’est l’âge de raison. T’as raison… Ma femme me dit souvent que je ne crois en rien alors je fais la tête ; du coup elle me demande « tu crois pas que j’ai raison ? », je lui réponds que je crois qu’elle a raison, mais donc qu’elle a tort puisque je crois au moins qu’elle a raison.

Mais le 1er décembre, ma foi, j’ai la foi, moi, la foi en l’enfance et en la famille qui va et vient au gré des bonnes et des mauvaises nouvelles avec lesquelles il faut bien faire. J’ai la foi depuis la fois où notre fils est né, il faisait un temps magnifique et c’était en Normandie, il a tout de suite fallu qu’il nous étonne le monde. On nous l’avait annoncé pour le 25 décembre, mais si ! Maman Lionne n’a jamais su attendre pour ouvrir les cadeaux. Bon elle a morflé, tu parles d’un cadeau, ça c’était le premier jour et puis après c’était Noël tous les jours sauf le jour de Noël, on avait tous la grippe, on a mis un masque pour donner le biberon à Grand Frère Lion qui n’en était pas encore un ; il nous regardait bizarrement.

Y’a pas plus con que deux parents qui ressassent les années passées quand c’est l’anniversaire d’un de leurs enfants. Moi je ne peux pas m’en empêcher, de toute façon je fais ça aussi tous les autres jours de l’année, je ne vais pas me priver le premier décembre.

L’essentiel, c’est de croire en quelque chose. L’équation est la suivante : une Maman qui croit en Dieu + un papa qui croit qu’il faut s’amuser tant qu’il est temps = un enfant qui croit très fort au Père Noël. Tant qu’il est temps. L’an dernier, un copain a voulu lui vendre la mèche ; il n’est toujours pas acheteur.

Mon fils ânonne son Notre Père Noël tous les soirs. Il croirait  à la Petite Souris si ses dents n’étaient pas aussi bien accrochées. A ce sujet, le scepticisme le guette. Il finira comme son Père si rien ne bouge ! Grand Frère Lion croit tout ce que son père lui dit, pourtant je lui en raconte de belles, j’enjolive à tour de bras et j’ai des grands bras ; la vérité sort de la bouche des enfants, mais pas de la mienne. Et il faudrait toujours dire la vérité aux enfants ? Moi vivant, jamais !

Oui il existe le Père Noël, qu’il y croie tant qu’il a envie, ça ne fait de mal à personne, mon fils à moi n’a jamais fait de mal à personne, il n’a fait que le bien, surtout à son père alors je lui dois bien ça, je lui donne un peu de foi, un peu de moi, et nous verrons bien ce qu’il dira quand il ne croira plus ni en son papa, ni en Noël. Ni en Papa Noël.

Aujourd’hui, mon fils a sept ans, il est un peu solitaire, moi aussi, on est bien quand on est tous les deux. Enfin je crois.

Applications Nathan – Blog de Papa Lion, jeu concours

le 10/12 : les gagnants sont Fontes, Odile, Milie, Aureline, Lulu, Laurence, Titepimousse, Sabrina, Beavila, Danielegou. Nathan prendra contact avec vous très prochainement. 

Merci à tous pour votre participation !

 

le 2/12 : il n’est plus utile de jouer, les lots sont décernés. Ils seront adressés dans le courant de la semaine prochaine. Merci de votre participation ! 

On dirait un cahier, mais c'est un ebook - en fait, c'est la même chose !

On dirait un cahier, mais c’est un ebook – en fait, c’est la même chose !

Les Editions Nathan m’ont proposé d’essayer l’ebook interactif Mon cahier de Petite section. Enfin, de le faire essayer à la plus jolie des plus gentilles des plus douées des élèves de petite section. Comme je suis plutôt réservé à l’idée de prêter la tablette à ma petite souris qui n’a que 3 ans (haro sur les écrans !), j’ai un peu hésité, au moins trois ou quatre secondes et puis j’ai accepté : estimant que les produits interactifs pour les enfants de cet âge sont rarement de qualité, j’ai voulu voir ce que proposait Nathan (vive les écrans !).

Bon, le cahier Mon cahier de maternelle, c’est très bien. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est ma fille, enfin je retranscris. Il faut dire qu’ils ont fait fort chez Nathan : ils ont collé une belle grosse coccinelle sur la couverture de l’ebook or c’est le coléoptère préféré de ma petite chérie. Une coccinelle ! Ouah ! Ca commençait bien. L’ebook de Nathan fonctionne comme un cahier de vacances. C’est la différence avec les applications : dans le cahier, on écrit, on joue, on écoute des histoires…Les 60 activités sont classées en 5 domaines, soit une moyenne de 12 activités par domaine mais ça, en petite section, ils ne sont pas capables de le calculer, même avec l’aide de Nathan. Il y a lecture, graphisme, observation, maths, découverte du monde. L’ebook peut-être parcouru page par page ou bien en effectuant un choix dans la table des matières parmi les 5 domaines d’activité. Les pages qui ont déjà été traitées par l’enfant sont grisées dans la table des matières ; ah oui, petite précision à ce sujet : l’application mémorise bien entendu les tâches (pas les taches, les tâches) déjà traitées par le brillant petit élève. Ils sont bons, chez Nathan.

Pour chaque activité, la petite coccinelle énonce la consigne, mais on peut aussi lui couper la chique si on veut expliquer soi-même la consigne à l’enfant ou s’il sait déjà lire à trois ans, auquel cas il serait plus judicieux de télécharger une application de production d’écrit pour les CM2. Il a fallu un petit moment pour que Bébé Lionceau prenne le temps d’écouter la consigne avant de cliquer de partout ; il a fallu l’habituer à se faire donner la consigne par une coccinelle. Mais une fois qu’elle a pris le pli, elle s’est retrouvée relativement autonome. Et quand la consigne n’était pas comprise, ma foi, je la lui ai réexpliquée, déformation professionnelle oblige. Maîîîître, il faut sauter des liiiiiignes ?

Finalement, l’ebook Mon cahier de Petite Section ressemble à un cahier de vacances, mais hors vacances scolaires. Les activités sont exigeantes mais conformes au programme de la première année de petite section. C’est très bien pensé et ma fille se régale.

Et puis j’ai fait un constat, un constat de vieux, mais vraiment typiquement le constat de vieux schnock : c’est fou, c’est dingue, c’est hallucinant comme la navigation tactile est intuitive chez une petite fille de 3 ans pourtant peu habituée à manipuler ces écrans. Faut dire, ma fille n’est pas seulement la plus jolie : je crois bien que c’est la plus intelligente.


Jeu concours

Nathan propose de jouer pour gagner des ebooks et des applications pour iPad et iPhone. Il y a en jeu :

- 2 ebooks Mon cahier maternelle Petite Section.

- 2 applications Nathan maternelle Petite Section

- 4 applications Nathan maternelle Moyenne Section

- 4 applications Nathan maternelle Grande Section

C’est simple : il suffit de répondre correctement à ces quatre questions.

1) Quel est le nom de la mascotte en couverture de l’ebook Cahier Maternelle Toute petite section ?

2) Quel est le nom de la mascotte en couverture de l’ebook Cahier Maternelle Petite section ?

3) Quel est le nom de la mascotte en couverture de l’ebook Cahier Maternelle Moyenne section ?

4) Quel est le nom de la mascotte en couverture de l’ebook Cahier Maternelle Grande section ?

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cahier TPS

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cahier PS

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cahier MS

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cahier GS

Indiquez vos quatre réponses en commentaire à cet article, ainsi que le niveau souhaité pour l’application (Petite section, moyenne section etc.) et une adresse mail valide. Pour chaque niveau, les 4 lots seront attribués aux 4 premières personnes ayant répondu correctement à toutes les questions.